Au bal des actifs : Demain le travail

Télécharger Au bal des actifs : Demain le travail PDF Livre - Le travail qui vient : thème majeur de nos sociétés occidentales enjeu canonique des élections présidentielles première cause de mouvements sociaux lors de la Loi El Khomri et de dossiers dans la presse. Et si la fiction s’en mêlait à son tour ?Entre disparition et retour au plein-emploi les écrivains de science-fiction prennent parti. Lorsque les éditions La Volte lancent le 1er mai 2016 en pleine ébullition de « Nuit Debout » l’appel à textes qui con...
Les détails de Au bal des actifs : Demain le travail
| Le Titre Du Livre | Au bal des actifs : Demain le travail |
| Auteur | Anne Adam |
| ISBN-10 | 2370490349 |
| Date de publication | 23/02/2017 |
| Livres Format | eBook PDF ePub |
| Catégories | récits |
| Mots clés | actifs Demain travail |
| Évaluation des clients | 3.93 étoiles sur 5 de 22 Commentaires client |
| Nom de fichier | au-bal-des-actifs-demain-le-travail.pdf |
| Taille du fichier | 24.06 MB (la vitesse du serveur actuel est 22.59 Mbps |
Demain le travail est un recueil comprenant 12 nouvelles d'anticipation dont la thématique principale est le travail. Une façon pour nous de découvrir ce que les auteur.rices imaginent pour notre futur. Entre l'accumulation de petits boulots sans savoir si demain on gagnera suffisamment ou au contraire le travail étant réservé à une élite autant vous le dire tout de suite : ce n'est ni glorieux ni optimiste ! Mais voilà chacun de ces récits nous fait réfléchir nous touche différemment. Si je me souviens de mon appréciation de chacune des nouvelles il y en a qui m'ont toutefois moins marquée et je ne me souviens de l'histoire que grâce à mes notes. En parcourant le net j'ai vu que pour d'autres personnes ce ne sont pas les mêmes nouvelles qui nous ont impactés. Pour ma part ce sont les premières et les dernières que j'ai le plus apprécié et dont je me souviens également le plus. J'ai d'ailleurs eu une très bonne surprise avec le Parapluie de Goncourt qui traite du « labeur de l'écriture » (p.466) : on y découvre un premier texte des échanges avec des correcteurs l'éditeur etc. C'est vraiment très intéressant ! Pâles mâles et Canal 235 m'ont également beaucoup touchée ; la précarité des héros ne peut laisser indifférent.e.Je ne vais pas vous parler de toutes les nouvelles individuellement (quoique si vous voulez un retour sur une nouvelle en particulier je peux le faire en commentaire) ; j'ai trouvé qu'elles étaient bien écrites chaque auteur.rice ayant son propre style une narration et un angle d'attaque du sujet différents. le recueil est dense et certaines histoires sont assez dures à digérer ; il faut alors un temps pour laisser la réflexion faire son bonhomme de chemin.J'imagine qu'il y a eu des échanges entre les écrivain.es car certains textes font écho les uns aux autres. Alors oui Vertigeo ne ressemble en rien à Parfum d'une mouffette mais les textes sont présentés de façon logique ; rien ne semble avoir été laissé au hasard. de plus oui ce sont des nouvelles c'est donc moins développé que pour un roman et pourtant chaque histoire se déroule de façon cohérente est suffisamment étoffée pour qu'on puisse d'y plonger pleinement. Quant aux fins qu'elles soient ouvertes ou non elles sont bien amenées et les histoires ne s'arrêtent ni trop tôt ni trop tard.Au bal des actifs. Demain le travail est un ouvrage réflexif riche proposant des visions différentes quant au monde du travail de demain. Ce n'est pas le genre de livre qui se dévore en quelques jours non c'est le genre de livre que l'on prend le temps de découvrir qui nous fait réfléchir.Une bonne découverte que je recommande vivement mais pas à n'importe qui. Demain le travail ne vous fera pas rire ne vous fera pas passer un moment plaisant. Ce qui ressort le plus d'après moi est vraiment la réflexion autour du travail.Lien : https://malecturotheque.word.. + Lire la suite
C'est une conférence d'Alain Damasio qui m'a donné envie de lire ce livre. Il en a parlé quand il posait la question de la vraie créativité celle que ne pourront pas mimer les algorithmes d'écrivains. En plus je me sens proche de ses thèmes majeurs: évolution du travail en lien avec l'essor de la technologie revenu universel précarité et exclusion.« L'ironie et l'insolence pour votre triade. Une certaine nonchalance brillante aussi (…)- Mon rôle ici est d'être un agenceur de talents un point pour vous. Je ne suis pas un brainstormeur ni un animus je suis un chaosorg.-Combien de balles monsieur Chaorg ?- Suffisamment pour te noyer.- On commence quand ?- La réponse était six coupe Sayo. Vous êtes trois hommes une paire chacun. Un égo pour douze mètres carrés c'est déjà tendu.- Je vous épargne qui a la plus longue on verra dans huit mois. »Les nouvelles de ce recueil sont aussi diversifiées que leurs brillants auteurs et sont souvent en lien avec des problématiques déjà présentes dans notre présent mais prolongées. On sent souvent les influences communes sur certains textes (les drones délivreurs les bots la coeve les meeting-coaching …) . Inévitablement plus que du travail (qu'on devrait d'ailleurs appeler emploi) elles parlent de l'identité de l'Homme des ses interactions sociales. On a ici vraiment affaire à « un collectif de l'inadaptation » qui crée du contenu pas facile déstabilisant mais toujours intéressant et ici au moins on ne propose pas un livre à picorer aux pigeons (aka bring your own brain reader). Il faut noter en corrélât que le vocabulaire utilisé est moderne et peut déstabiliser une personne peu en lien avec l'informatique ou le monde du travail actuel. Tout le long du livre à cause de la technologie on perçoit un retour au symbole mème au gimmick institutionnalisé.Je vais dégager des sensations et faire une petit classement final. J'ai aussi essayé de classer les nouvelles même si c'est difficile vu le type court et totalement subjectif.Dufour: Non mais postuvailler quoi ! C'est du cendrillon 2.0. Une nouvelle pétillante et dense les phrases bankables virevoltent. 4 étoiles.« Regarder une realskin de 22 centimètres me ressortir par le scrotum à la suite d'une mauvaise programmation j'évite aussi. »Beauverger: 3 sur 5 un coté trop procès allié au « loft story ».Berrouka: C'est un énième version de dystopie (et dont Hollywood nous resserre à l'envie le propos basé sur les « classes ») petit coté deus ex machina (avec l'ordinateur qui peut tout) la richesse est clairement le questionnement d'un homme face à une rencontre 25.« L'histoire n'est pas souhaitable car elle est le témoin d'une évolution. »Delporte: C'est une nouvelle « La Horde du contrevent » revisitée un coté fantasy poétique (qu'on pense aussi à « Un pont sur la brume ») qui nous prouve que quand on parle race on parle classe aussi. 35« Ces pensées interdites me submergent comme ces marées d'antan dont nous parlent les ménestrels qui font rouler les vagues vers le rivage dans une écume blanche sur des plages de sable fin. »L.L Kloetzer (donc le duo): le travail à la chaîne version SF avec son aliénation inévitable. Un texte où on ose parler ingénierie sociale. Une nouvelle qui fait d'ailleurs partie du monde futuriste créé par le duo. J'ai aimé le réalisme du final mais l'ai trouvée un peu longuette. 3 étoiles« Le monde est en reconstruction il restera toujours en reconstruction. Rien ne s'efface. »Steward: L'extension prévisible de la zone d'influence des réseaux sociaux. 3 étoilesMerjagnan: Et si on se mettait à s'intercoter en permanence ? « Le cercle » paraît bien pâle face à cette nouvelle.On brasse les idées on parle blockchain. 4 étoiles« La connaissance ne se divise pas vois-tu elle se multiplie au contraire (…) La monnaie ne devrait pas se diviser. (…) La monnaie à somme positive a un fonctionnement orienté. Sa particularité c'est qu'elle prend de la valeur proportionnellement au nombre de coopérations dont elle supporte le financement. » (proche de l'information de Shannon)Li-Cam: J'ai beaucoup aimé le coté « religion institutionnalisée » qui m'a rappelé le Coran. le texte semble simple voire avec un peu du racoleur des séries version profileur mentaliste caméléon mais il cache la profondeur de notre besoin de social. 35 étoiles« Mieux vaut une chimère cauchemardesque qu'une réalité pitoyable. »Damasio:« Les gens croient qu'on les fabrique à notre image mais c'est l'inverse. On les fait comme nos ombres. Ils sont l'esclave que le XXIe siècle ne peut se permettre d'exploiter d'avoir chez lui » (parlant des robots)La scène de transmission du père au robot est intéressante sauf que je pense que l'observation suffira et donc l'espionnage-profilage c'est d'ailleurs le principe des majors de la Silicon Valley qui s'empressent de mettre les objets capteurs interactifs dans notre quotidien.Une nouvelle qui parle finalement assez bien de l'auteur (HEC père « classique » idées et sentiments échangés lors de meetings …). Une nouvelle qui m'a rappelé une argumentation de Damasio durant sa conférence. Selon lui pour faire bouger les choses il faut arrêter avec l'argumentatif (où tout a quasi déjà été dit et répété) et passer à l'émotif au pulsionnel lié au corps. (La coévalutation étendue au fight club en quelque sorte comme il le dit dans sa nouvelle ).4 étoilesLuvan: Trop disparate à mon goût. 25 étoilesOn nous parle marché des bots du deep learning de grande maîtrise sur les cotations de la bourse et de relaxation du futur consommateur mais dans ce livre on dévoile les AI clandestines.« Elle connaît le sens du mot « reflet ». L'a toujours su. C'est une dimension moins réalisée. (…) Des êtres mangent leur ombre en s'allongeant au sol dos nus. Plus bas l'eau forme une incertitude sombre dont elle tranche le monde. »« Par cet interdit posé aux A.I. de nous surprendre au lieu de s'inventer une compagnie nous servant de miroir comme le conseiller Wei Zheng le fut pour l'empereur Tang Taizong nous avons rendu notre séjour sur Terre plus solitaire encore et désamorcé une partie de nos mécanismes d'apprentissage. »Henry:J'avoue que j'ai eu du mal avec le « texte ». L'allégorie sur la bourgeoisie et l'écrivain engagé est facile mais petit à petit on la dépasse on passe au méta et j'y ai finalement pris beaucoup de plaisir (en fait cela a été le premier texte où j'ai vraiment pleinement ri avec celui de Calvo après) comme une AI dissèquerait nos imperfections et nos oeillères. D'ailleurs la question des AI « engagées » est un fil conducteur du livre. Un texte perturbant comme sait l'être l'intelligence du détail. J'avoue que j'ai utilisé son sommaire final comme échafaud à ma lecture.« Si l'on avait compris l'éducation sentimentale rien de tout cela ne serait arrivé »« L'histoire peut-elle servir dans un même geste l'immortalité des manuels scolaires aux uns et aux autres une forme polie de censure par l'oubli ? »Cette nouvelle c'est un écrivain qui se fait solidaire de ses lecteurs qui abandonne les planches d'un théâtre pour les barricades.Un texte génial que certains esprits assidus de la touche « con » qualifieront encore de dégénéré. 4 étoiles limite 45.Calvo: Une nouvelle qui offre « une plus grande clarté en ces temps obscurs » ( c'est ouf du pompon; la poire elle est fendue façon dégustation gratuite du service le Market (pas encore tout à fait Karouf) ) 3 étoiles.« Je me délecte déjà de ces petites pépites noix et autres trésors au chocolat que l'on trouve parfois dans ces plages pleines d'esprit et que je butine tel un écureuil albinos dans une ruelle de Montréal » (notez le clin d'oeil à Toxoplasma)Postface de Hiet: Au delà de quelques références justificatives qui ne sont pas vraiment nécessaires même si elles font académiques la conclusion émerge naturellement: celle d'une économie du temps de vie d'un sens à faire émerger en permanence. 3 étoiles.Bref mes nouvelles préférées sont celles de Dufour Merjagnan Damasio et Henry.Celles que j'ai le moins aimées: Berrouka et LuvanUn livre qui se finit avec une perspective toujours aussi angoissante alors qu'elle n'a rien de neuf: poser la question du travail demeure encore poser la question de la liberté d'existence tendre la toile de la chaosmose.Un livre disruptif qui nous parle de ce monde aux mille questions mais sans aucun bore-out.Un livre qui nous rappelle que la créativité est un champ ouvert global qui se brise sur l'abîme d'un risque mais toujours tendu vers la totalité c'est une générosité offerte.Au final j'avoue que j'ai regretté de ne pas me faire dédicacer ce livre à la conférence malgré le temps perdu (sauf que la possession n'est pas l'intégration me dit mon captcha en griffonnage philosophique sauf que la décroissance aussi est une valeur sauf que … :o) ) + Lire la suite
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