Sabtu, 30 Maret 2019

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Le voleur


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4.07 étoiles sur 5 de 82 Commentaires client

Télécharger Le voleur PDF Livre - Nous sommes à la veille de 1900 au moment où décadentisme et anarchie se donnent la main pour conduire le siècle à sa fin. Georges Randal un jeune homme de bonne famille orphelin ruiné par un oncle indélicat lorsque le temps est venu de prendre une situation décide de se faire voleur. Pourquoi? Comme ça. Pour rien. Pour dire non à la société à la bourgeoisie à l'ordre aux socialistes qui se trémoussent sur l'estrade et aux moralistes qui tirent la chasse d'e...

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Les détails de Le voleur

Le Titre Du LivreLe voleur
AuteurGeorges Darien
ISBN-102070377989
Date de publication01/07/2003
Livres FormateBook PDF ePub
Catégoriesroman
Mots clésvoleur
Évaluation des clients4.07 étoiles sur 5 de 82 Commentaires client
Nom de fichierle-voleur.pdf
Taille du fichier25.21 MB (la vitesse du serveur actuel est 22.28 Mbps

Vous trouverez ci-dessous quelques critiques les plus utiles sur Le voleur. Vous pouvez considérer cela avant de décider d'acheter ou de lire ce livre.
« La propriété c'est le vol » telle est l'epigraphe qu'on aurait pu attendre de ce livre cependant Georges Darien a préféré citer La Fontaine qui à défaut d'être le plus moralisateur des fabulistes est au moins le plus fabulateur des moralistes. Et finalement cela convient très bien à cette affabulation immoraliste qu'est « le voleur ». Mais d'abord sur la forme. Randal le narrateur utilise un présent perpétuel et instantané assez déroutant c'est-à-dire qu'il raconte tous les évènements au présent même ceux de sa tendre enfance ce qui provoque des ruptures spatio-temporelles pour le moins brutales puisque la plus grande partie du récit se passe durant son âge adulte. Ces ruptures continuent tout le long du roman pour suivre l'action au plus près et sont soulignées parfois avec humour. Autre chose de presque permanent c'est l'humour. Autant dire qu'on n'éclate pas non plus de rire car c'est un humour grinçant mélange d'ironie amère et de cynisme. S'il fait sourire au début à partir du moment où l'on se fait soi-même railler - et ce moment arrive fatalement car Darien tape sur tout ce qui bouge - on commence alors à rire jaune… à moins d'être l'un de ces « bourgeois satisfaits » c'est-à-dire aveuglé par l'orgueil comme le sont les maris constamment moqués dans les comédies de boulevard. Comédies qui sont l'une des références principales du « Voleur ». En effet on a notre lot de maris trompés de cocottes écervelées d'hommes se cachant derrière les rideaux et de situations grotesques. Mais malgré tout cette comédie boulevardière a des airs de tragédie stupide. Georges Darien écrit dans l'avant-propos qu'il a volé le manuscrit du « Voleur » à Georges Randal un homme devenu voleur parce que son oncle l'a volé. D'entrée de jeu cette mise en abyme éclaire ou obscurcit le reste du roman. Il ne sera plus question que de dénigrer la société et de faire l'apologie des voleurs ou de faire l'apologie de l'individualisme et de dénigrer les propriétaires. le problème étant que les propriétaires sont pour Randal des voleurs des voleurs légaux qui se protègent derrière le sacro-saint Code Pénal mais des voleurs quand même. D'autre part à plusieurs reprises Darien essaye de démontrer que le voleur est le rouage essentiel de la société ou du moins qu'il lui est utile… Peu importe les théories fumeuses car c'est avant tout une satire de la société dans son ensemble et pour la dénoncer Randal fait une caricature acerbe des bourgeois des curés des journalistes des mouchards des juges des politiciens des socialistes des anarchistes et de tous les résignés. Tous même les voleurs passent sous la moulinette de son sarcasme. Randal ne dit donc rien de positif ? Si il prône principalement à travers les membres de la famille Voisin la vie au jour le jour sans se préoccuper du passé ni s'inquiéter de l'avenir de faire fi de la morale de laisser libre cours à ses passions et de libérer son individualité. Cependant son individualisme à lui est empêtré dans la société et il n'a en rien réglé ce dilemme ; il déteste les bourgeois mais il est comme eux : « j'aime l'argent je n'aime que ça ». Il fustige la résignation moutonnière : « c'est comme si le cri de révolte douloureux et rare faisait place à un ricanement facile et général » alors que c'est le plus ricaneur de tous. Il se moque du sentimentalisme et pourtant regrette d'être incapable d'aimer etc… Les contradictions grossières les paradoxes énormes l'absurdité irrésolue voilà ce qui me semble faire l'intérêt de « ce récit où frémit la douleur d'être où fredonne la bêtise de l'existence ». + Lire la suite
Georges Randal est un fils de bourgeois éduqué pour aimer l'argent. À la mort de ses parents il est confié aux soins de son oncle qui dilapide sa fortune. Quand il atteint l'âge de la majorité son bilan n'est pas brillant : les années de collège et d'armée ont détruit sa personnalité l'ont forcé à l'hypocrisie et son oncle l'a dépouillé purement et simplement avec la bénédiction de la loi. Qu'à cela ne tienne : Georges décide de se faire voleur. Pas par vengeance ou par appât du gain mais par conviction pour dire non à la société et à ses codes de conduite absurdes.Par ses activités Georges gratte le vernis des gens biens et révèle ce qui se cache derrière : les industriels malveillants les philanthropes qui ne cachent pas leur mépris pour les pauvres les bourgeoises qui louent ses services pour dérober la fortune des amies les politiciens véreux … Tous les masques tombent.Georges se fait quelques amis plus ou moins voleurs aux aussi qui l'approuvent dans son choix de vie et théorisent avec lui du rôle essentiel du voleur dans la société. Les démonstrations sont assez succulentes pleines d'ironie et d'auto-dérision.Il est difficile pour Randal de trouver un mode de vie qui lui convienne parfaitement : le capitalisme c'est non il a l'occasion d'en constater les dérives dans chacun de ses larcins ; les voleurs eux-mêmes ne valent pas spécialement mieux que les « honnêtes » gens ; le socialisme et l'anarchisme ne l'attire pas beaucoup plus il n'y trouve que des grands théoriciens et des beaux idéalistes mais rien de concret. À la fin du roman son constat est amer : il n'a pas été beaucoup plus libre que les gens auxquels il voulait échapper.Le voleur est un cri rageur pour la liberté qui ne laissera personne indifférent. + Lire la suite

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